La maladie du diabète

WDD-infographic-what-is-diabetes-FR

Qu’est-ce que le diabète?

Le diabète ou syndrome polyuro-polydipsique, en médecine, désigne un syndrome caractérisé par une augmentation de la production d’urine (polyurie), nécessairement accompagnée d’une soif excessive (polydipsie). Le mot « diabète » vient du grec ancien dia-baïno, qui signifie « passer au travers ». On différencie deux groupes de maladie en cause, selon la présence de glucose dans les urines (glycosurie). Le diabète sucré (avec glycosurie) est le plus fréquent, il est lié à une anomalie de synthèse ou de l’action de l’insuline. Le diabète insipide (sans glycosurie) est plus rare, il est en rapport avec une anomalie de la sécrétion ou de la reconnaissance de l’hormone antidiurétique.
Il est à noter que, assez souvent, le diabète sucré est asymptomatique et donc évolue sans que ce syndrome soit présent. (1)


Les types de diabète

Le diabète de type 1 ou diabète insulino-dépendant (DID), parfois diabète inné est une forme de diabète sucré qui apparaît le plus souvent de manière brutale chez l’enfant ou chez le jeune adulte (ou beaucoup plus rarement chez les personnes plus âgées) mais parfois aussi le diabète peut être présent depuis la naissance et ne se manifester qu’à l’adolescence. Il se manifeste par une émission d’urine excessive (polyurie), une soif intense (polydipsie) et un appétit anormalement augmenté (polyphagie). Il a aussi pour conséquence un amaigrissement malgré une prise de nourriture abondante, une hyperglycémie (c’est-à-dire un excès de glucose dans le sang) supérieure à 1,26 g/l de sucre dans le sang à jeun, ou supérieure à 2 g/l (11 mmol/l) à n’importe quel moment de la journée, avec parfois présence d’acétone dans les urines, accompagnée d’une haleine « de pomme reinette » caractéristique.

Les diabétiques de type 1 doivent régulièrement contrôler leur glycémie, s’injecter de l’insuline plusieurs fois par jour, et manger de manière équilibrée. (2)

Si les personnes atteintes de diabète de type 1 ne disposent pas d’insuline, leur vie est en danger. (3)

Le diabète de type 2 était autrefois appelé diabète non insulinodépendant ou diabète de l’âge mûr. Il représente au moins 90 % de l’ensemble des cas de diabète. Le diabète de type 2 se caractérise par une résistance à l’insuline et une déficience relative en insuline, présentes conjointement ou pas au moment du diagnostic du diabète. Le diabète de type 2 peut être diagnostiqué à tout âge. Il peut passer inaperçu pendant de nombreuses années, de sorte que le diagnostic est souvent posé lorsqu’une complication apparaît ou qu’un test urinaire ou sanguin de routine de la glycémie est pratiqué. Souvent, mais pas toujours, le diabète de type 2 est associé à un surpoids ou une obésité qui peut à son tour causer une résistance à l’insuline et une élévation de la glycémie. Au début, les personnes atteintes de diabète de type 2 parviennent en général à contrôler leur maladie grâce à de l’exercice physique et un régime. Toutefois, après un certain temps, la plupart d’entre elles doivent prendre des médicaments oraux ou de l’insuline.

Le diabète de type 1 et le diabète de type 2 sont des affections graves. Il n’existe pas de diabète bénin. (4)

Le diabète gestationnel est un état d’intolérance au glucose, quelle que soit sa sévérité, apparu au cours de la grossesse chez une femme sans diabète sucré connu antérieurement. Le diabète se définit par une glycémie veineuse à jeun supérieure à 1,26 gramme par litre de sang (7 mmol/L), à deux reprises. Mais, ici, c’est une simple intolérance au glucose qui doit être prise en charge. C’est une complication fréquente du diabète (environ 5 % des grossesses), et qui expose à des complications maternelles et fœtales potentiellement sévères. Il apparaît classiquement entre la 24e et la 28esemaine d’aménorrhée, correspondant à la sécrétion de l’hormone lactogène placentaire (HPL) par le placenta, responsable d’insulino-résistance chez la mère. (5)

Le diabète gestationnel disparaît généralement après la grossesse mais les femmes qui en ont été atteintes ainsi que leurs enfants sont exposés à un risque accru de développer un diabète de type 2 plus tard au cours de leur vie. Environ la moitié des femmes ayant des antécédents de diabète gestationnel développe un diabète de type 2 cinq à dix ans après l’accouchement. (6)

.

Signes et symptômes (7)

Les personnes atteintes de diabète peuvent développer différents signes et symptômes. Parfois, la maladie est asymptomatique. Les signes fréquents sont notamment les suivants : urines abondantes ; soif excessive ; faim accrue ; perte de poids ; fatigue ; manque d’intérêt et de concentration ; sensation de fourmillement ou d’engourdissement dans les mains ou les pieds ; vision trouble ; infections fréquentes ; cicatrisation lente des plaies ; vomissements et douleurs à l’estomac (souvent confondus avec la grippe).

Le diabète de type 1 apparaît généralement de manière soudaine et spectaculaire, alors que les symptômes sont souvent légers ou absents chez les personnes atteintes de diabète de type 2, ce qui rend ce dernier difficile à dépister.

Si vous constatez ces signes, consultez un professionnel de la santé.

WDD-infographic-warning-signs-FR (1)

Facteurs de risques (8)

Des recherches sont encore en cours afin d’établir les facteurs de risque du diabète de type 1. Toutefois, la présence d’une personne atteinte de diabète de type 1 dans la famille augmente le risque d’apparition de la maladie. Des facteurs environnementaux et l’exposition à certaines infections virales ont également été liés au risque de développement du diabète de type 1.

Divers facteurs de risque ont été associés au diabète de type 2, entre autres: les antécédents familiaux de diabète ; le surpoids ; l’alimentation peu saine ; l’inactivité physique ; l’âge avancé ; la tension artérielle élevée ; l’ethnie ; l’intolérance au glucose (IG)* ; les antécédents de diabète gestationnel ; la mauvaise alimentation pendant la grossesse.

*L’intolérance au glucose (IG) est une catégorie d’hyperglycémie qui se trouve en deçà du seul de diagnostic du diabète.

Les modifications de l’alimentation et de l’activité physique liées au développement et à l’urbanisation rapides ont entraîné une augmentation nette du nombre de personnes atteintes de diabète.

Les femmes enceintes qui sont en surpoids, chez qui une intolérance au glucose (IG) a été diagnostiquée ou qui ont des antécédents familiaux de diabète sont toutes exposées à un risque accru de développer un diabète gestationnel. En outre, le diagnostic dans le passé d’un diabète gestationnel ou l’appartenance à certains groupes ethniques expose davantage les femmes au risque de diabète gestationnel.

WDD-infographic-risk-factors-FR
WDD-infographic-reduce-your-risk-FR